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Israël, mi-avril 2009 Premier jour (Nizzana)

Publié le par Stephan Peten

Un rêve est sur le point de se concrétiser...
Partir à la rencontre des migrateurs dans l'extraordinaire et formidable couloir à oiseaux que représente le Moyen-Orient et en particulier Israël.


Grégory Lepoutre, Edouard Dansette et mwah ... ;o)
Tous trois passionnés de longue date d'ornithologie et de photographie animalière.

Une fois l'équipe montée, il ne restait plus qu'à rallier Tel Aviv depuis Bruxelles.
Nous arrivons sur le sol israélien le 12 avril à 0h15... Pour rapidement grimper dans notre Chevrolet de location, direction le désert de Nizzana à proximité de la frontière égyptienne.

Premiers contacts avec Israël, première nuit blanche...
Nous tenterons de dormir quelques heures recroquevillés dans la voiture entre bagages et matériels divers sous la surveillance rassurante de deux charmantes militaires aux pieds du Kibbutz de Nizzana.
Mais l'excitation de l'inconnu, les cris plaintifs des Oedicnèmes et surtout l'inconfort total de notre bivouac ne nous ménageront aucun moment de sommeil pour cette nuit.

Le 'birdwatching' peut débuter.
Il est 5h30; le jour n'est pas encore levé...
Sans eau ni nourriture, nous sommes dispensés d'ablutions matinales et de petit déjeuner.


Les Cratéropes écaillés ouvrent le bal. Plusieurs familles nous tournent autour, mais l'absence relative de lumière rend périlleuse la prise de photos...


Nous voila partis vers notre premier 'target' (l'Outarde de Macqueen), aux fameux kilomètres 7 et 8 le long de cette vieille route qui part vers nulle part en zone semi-désertique.
Notre premier Corbeau brun nous barre le chemin...


Le Corbeau brun est une espèce relativement commune dans les régions désertiques.
Et finalement un oiseau pas si moche que cela, au plumage plutôt subtil ... ;)


Plaines arides semi-désertiques et petites montagnes désertiques, voila le décor à perte de vue.


çà et là traînent des Cigognes blanches qui ont passé la nuit au sol dans le désert. Une fois celui-ci chauffé par le soleil, elles reprendront leur migration à la faveur des premières ascendances thermiques.


Alors que nous scrutons chaque recoin dans l'espoir de débusquer notre Outarde, un Ganga ou une autre crasse du désert, Grég semble nous faire une blague en nous annonçant une Gazelle, espèce que l'on ne s'attendait vraiment pas à voir dans les parages...


Les Gazelles de Dorcas sont au nombre de 1000 à 1500 en Israël.


Un oiseau vraiment caractéristique du désert, très farouche et peu représenté: le Courvite isabelle. Ces Limicoles préfèrent courir à toute vitesse plutôt que s'envoler devant le danger.


Ambiance typique d'un groupe lâche de Courvites.


Comme bien souvent, les migrateurs s'arrêtent où ils peuvent et n'importe quel relief ou reposoir peut être utilisé.
Ici, une Pie-grièche à tête rousse en affût sur les barbelés bordant un champ de mines...


Le désert de Nizzana est aussi le terrain de prédilection des Gangas.
Ce sont les "pigeons" des régions arides; ils ont l'habitude de venir s'abreuver au lever et au coucher du jour dans des petites mares.


Le vol des Gangas tachetés est extrêmement rapide et dans le grand silence du désert, on les repère habituellement de très loin à leurs cris caractéristiques.


Deux Gangas tachetés mâles avec leur ligne ventrale noire bien typique.


Au bord d'un petit point d'eau, deux Gangas unibandes viennent de s'abreuver. Ces oiseaux sont très farouches lorsqu'ils ne peuvent compter sur leur mimétisme au sein de la pierraille du désert.


Un mâle de Ganga unibande s'envole...


... suivi peu de temps après par un petit groupe de 3 autres Unibandes.


Photo d'ambiance d'une Huppe dans un décor tellement israélien ;)


A la faveur des premiers thermiques, les rapaces et Cigognes commencent à migrer.
Un Epervier d'Europe nous survole...


... de même que nos premières Buse des Steppes...


... et même notre premier Busard pâle (femelle).


Comme c'est le jour des "premiers", voici également le premier Vanneau éperonné, espèce tr§s élégante et relativement commune pourvu qu'il y ait présence d'eau.


Une Pie-grièche grise peu farouche monte la garde dans un biotope bien différent (semi-désert) de ceux occupés en Belgique.


Quelques dizaines de mètres plus loin, ce seront deux Traquets isabelles qui feront notre bonheur, malheureusement assez éloignés quand même.


Et avant de quitter ces lieux magiques, un des omniprésents Cochevis huppés.

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Rudi "de Gaume" 16/05/2009 17:57

Génial !!! Que de souvenirs pour nous aussi ;-)
Merci pour ce partage, les photos sont splendides !
@+
Rudi